8 Apr 2026
ACTUALITÉ
En centralisant les efforts de l'écosystème financier sous une architecture coordonnée, la BAD entend non seulement combler le gap des 400 milliards de dollarsDR

Architecture Financière : L'Afrique passe à l'offensive à Abidjan

Face à une impasse financière estimée à 400 milliards de dollars par an, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) franchit une étape historique.

Ce jeudi 9 avril 2026, Abidjan devient le centre névralgique de la souveraineté économique du continent avec le lancement opérationnel de la Nouvelle Architecture Financière Africaine (NAFA).

Un diagnostic sans appel, une réponse systémique

Le déficit de financement du développement en Afrique n'est plus une simple statistique, c'est un frein structurel. Pour y remédier, le Dr Sidi Ould Tah, Président du Groupe de la Banque, a placé la NAFA au cœur de sa stratégie des « Quatre Points cardinaux ».

Loin d'être une énième structure bureaucratique, la NAFA se définit comme un cadre systémique conçu pour :

  • Optimiser le déploiement des capitaux vers des secteurs à haute valeur ajoutée.
  • Repenser la gestion des risques pour attirer des investissements à des coûts plus compétitifs.
  • Fédérer l'écosystème financier africain, souvent fragmenté, autour d'une vision commune.

Un sommet de haut niveau sous le signe de l'exécution

Co-présidé par le Chef de l'État ivoirien, Alassane Ouattara, et le Dr Ould Tah, ce Dialogue consultatif réunit pour la première fois l'ensemble des acteurs clés de la finance continentale sous une bannière unique.

« Cette réunion marque un tournant décisif : nous passons de la phase du diagnostic à celle de l'exécution. »

Pourquoi c’est un tournant ?

Jusqu'ici, les initiatives de réforme financière en Afrique souffraient d'un manque de coordination. La force de la NAFA réside dans son approche intégrée. L'objectif d'Abidjan est de transformer les intentions en protocoles opérationnels.

En centralisant les efforts de l'écosystème financier sous une architecture coordonnée, la BAD entend non seulement combler le gap des 400 milliards de dollars, mais surtout offrir au continent les moyens de financer sa propre émergence sans dépendre exclusivement des flux extérieurs.


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