10 Aug 2026
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Le Maroc peut compter sur ses banquesDR

Banques marocaines : Le premier semestre 2026 confirme la puissance du secteur

Le système bancaire marocain continue de faire bloc. Au premier semestre 2026, les principales banques du Royaume ont globalement conservé une trajectoire favorable, portées par la progression du crédit et l’amélioration de plusieurs indicateurs d’activité. Des performances qui confortent leur rôle de bras financier d’une économie marocaine en quête d’accélération.

Derrière les milliards de dirhams engrangés, c’est surtout la capacité du système bancaire à continuer de financer l’économie qui retient l’attention. Attijariwafa bank reste la locomotive. Le premier groupe bancaire marocain a enregistré un produit net bancaire de 18,4 milliards de dirhams, en hausse de 4 % sur un an. Son résultat net part du groupe s’établit à 5,9 milliards de dirhams, progressant de 1,1 %. Une croissance contenue, mais qui permet au groupe de maintenir un niveau de rentabilité élevé.

Plus spectaculaire, la performance de Crédit du Maroc. L’établissement a porté son résultat net part du groupe à 532 millions de dirhams, soit une progression de 19,4 % en l’espace d’un an. Dans le même temps, son produit net bancaire a augmenté de 7,8 %, tandis que son résultat brut d’exploitation progressait de 9,9 %. Des chiffres qui illustrent la vigueur retrouvée de certains acteurs du marché.

Cette embellie repose notamment sur un élément stratégique : le crédit. La demande de financement progresse et les banques marocaines continuent d’occuper une position centrale dans l’accompagnement des entreprises et des ménages. Les données de Bank Al-Maghrib font état d’une évolution favorable du crédit bancaire en 2026, confirmant la reprise de cette composante essentielle de l’activité financière.

Le contexte de liquidité reste néanmoins à surveiller. À fin juin 2026, le besoin de liquidité du système bancaire marocain s’est établi en moyenne à 127,3 milliards de dirhams. Si ce besoin a reculé par rapport aux niveaux précédents, il rappelle que le financement du système bancaire demeure un enjeu majeur pour la banque centrale.

Des performances solides, mais pas uniformes. Si plusieurs grandes banques affichent des indicateurs en progression, la dynamique reste différente d’un établissement à l’autre. La Banque centrale populaire, par exemple, avait enregistré au premier trimestre un résultat net consolidé d’environ 1,5 milliard de dirhams, tandis que son produit net bancaire reculait sur la période. Une illustration des écarts de trajectoire au sein du secteur.

Reste que le bilan du premier semestre apparaît globalement favorable.


Avec des revenus en hausse chez plusieurs acteurs, une demande de crédit mieux orientée et une capacité de financement qui demeure importante, les banques marocaines consolident leur position au cœur de l’économie nationale. A l’heure où le Royaume accélère ses investissements et prépare de nouvelles échéances économiques, leur capacité à transformer l’épargne en financement sera déterminante. Le premier semestre 2026 livre ainsi un message rassurant : le secteur bancaire marocain continue de peser lourd dans la machine économique du Royaume.

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