3 Jul 2026
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L’objectif est de faire en sorte que d’ici 5 ans, tous nos villages du département de Oumé soient des villages où il y a l’ombreDR

Diégonéfla : Une ONG s’engage dans le reboisement de la forêt

Le couvert forestier Ivoirien est en régression. L’Etat a donc décidé de porter le taux de couverture forestier à environ 20% du territoire national à l’horizon 2030.

Pour accompagner cette politique, l’ONG ‘’Je reverdis mon village’’, présidé par Dogad Dogoui, chef de bureau de l’AIP Gagnoa s’est assignée pour mission d’entreprendre des actions pour la restauration du patrimoine forestier. Samedi, le journaliste professionnel a effectué le déplacement de Gouéda, village de la sous-préfecture de Diégonéfla pour le lancement de la 2e édition de la journée de l’arbre, du reboisement et de la lutte contre l’insécurité alimentaire.

La forte mobilisation des populations de Gouéda témoigne de ce que le sujet intéresse tout le village. En effet, chacun a pris conscience du danger qui guette la société si rien n’est fait pour freiner la désertification dont les conséquences sont connues de tous. « Nous avons fait le constat que de plus en plus de terres fertiles sont en train de disparaitre parce que la sécheresse prend le pas. L’objectif est de faire en sorte que d’ici 5 ans, tous nos villages du département de Oumé soient des villages où il y a l’ombre. Parce que l’ombre crée la cohésion, le rassemblement », a fait savoir le président de l’ONG. 500 arbres ont été plantés le même jour à Gouéda, sous la supervision des agents des eaux et forêt. Suivront prochainement, les villages de Tiépa et Bronda. « Nous appelons les populations à prendre soin de ces arbres, de ne pas les laisser mourir. C’est agréable d’avoir des arbres dans un village. D’ici 2032, tous les villages doivent être reverdis », a noté le président de l’ONG. A côté du reboisement, l’ONG a fait appel à une société rizicole pour encourager les bras valides à s’intéresser à la culture du riz. « Le département de Oumé est une zone forestière, de grande production de cacao, du vivrier. Planter les arbres peut aider à lutter contre l’insécurité alimentaire », a soutenu Dogad Dogoui. Ses propos ont été étayés par les autorités présentes. Le sous-préfet de Diégonéfla, Koman Yao Gustave, a signifié que la sécurité alimentaire est liée à la protection des ressources. « Chacun de nous doit s’engager à préserver ce patrimoine naturel indispensable au développement économique de notre localité. L’arbre est un symbole de vie, d’espérance et de résilience. Chaque arbre planté aujourd’hui constitue un investissement pour l’avenir de nos enfants », a déclaré l’autorité administrative. Avant lui, la directrice régionale du ministère de la cohésion nationale, de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté, dame Amani Grâce, représentante de la haute patronne de la cérémonie, la ministre Dogo Belmonde, a insisté sur les avantages du reboisement. Pour elle, planter un arbre est un acte de responsabilité qui participe à la préservation de la biodiversité en amélioration des conditions de vie des communautés. Elle pense que le retour de la forêt sera l’occasion de promouvoir une agriculture durable. « Que chaque arbre planté aujourd’hui soit le symbole de notre engagement collectif en faveur d’un avenir vert, plus cohésif, plus solidaire et plus prospère », a-t-elle conclu son allocution. Signalons que la cérémonie avait pour parrain, le député-maire de Gagnoa, qui a été représenté par Boni Valentin, son 2e adjoint au niveau de la municipalité.


 

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