21 Feb 2026
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Djidji Ayôkwé, le tambour parleur EbréDR

Djidji Ayôkwé : Le tambour parleur Ebré, bientôt à Abidjan

C’est une affaire qui connaitra bientôt son dénouement, -heureux- et pour le bonheur du peuple Tchaman (Ebrié) de Côte d’Ivoire. Et pour cause, Djidji Ayôkwé, tam-tam parleur, volé il y a plus de cent ans par la France a été officiellement rendu à la Côte d’Ivoire.

La signature des actes de remise a lieu le vendredi 20 février à Paris au cours d’une cérémonie de remise officielle qui s’est déroulée entre la ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, et son homologue français, Rachida Dati, ministre française de la Culture, en présence de la secrétaire d'État française chargée des francophones et des expatriés, Éléonore Caroit.

Pour Rachida Dati, cette cérémonie "est un événement historique" pour "la France comme pour la Côte d'Ivoire".

Françoise Remarck a exprimé sa joie de recevoir enfin, cet objet historique et des moindre, "La Côte d'Ivoire entière est prête à l'accueillir". Et "extrêmement émue" du "retour de ce symbole" qui "revient enfin sur sa terre", a dit Françoise Remarck.

Djidji Ayôkwé est un instrument de trois mètres de long présenté au musée du quai Branly-Jacques Chirac. D’un poids de Pesant 430 kg, le tambour parleur servait à transmettre des messages rituels et à alerter les villageois, par exemple lors des opérations de recrutement forcé ou d'enrôlement militaire. Saisi en 1916 par les autorités coloniales auprès de l'ethnie ébrié, l'instrument sacré avait été envoyé en France en 1929. Pour Rachida Dati. "Le parcours du tambour parleur témoigne d'un pan de l'histoire que nous partageons. Histoire douloureuse où la domination et l'appropriation coloniale ont infligé une blessure à celles et ceux pour qui ce tambour est l'emblème de leur mémoire et de leur culture".


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