16 Apr 2026
ACTUALITÉ
la gouvernance de l’IA, la désinformation et l’inclusion en ligne sont entre autres de sujets débattusDR

Droits numériques et inclusion : Un important appel lancé depuis Abidjan

La capitale économique ivoirienne accueille actuellement le Forum sur les droits numériques et l'inclusion (DRIF). Lors de la cérémonie d’ouverture, Mme Marthe Coulibaly, coordonnatrice de la Coalition ivoirienne des défenseurs des droits humains (CIDDH), a réaffirmé l'urgence de protéger les libertés fondamentales dans l'espace virtuel.

Abidjan s’illumine aux couleurs de l’innovation et des droits humains. Pour sa 13e édition, le prestigieux Digital rights and inclusion forum (DRIF), piloté par l’organisation Paradigm initiative, a posé ses valises en terre ivoirienne. En tant qu'organisation hôte et partenaire local, la Coalition Ivoirienne des défenseurs des droits humains (CIDDH) a tenu à marquer l’événement par un message fort de bienvenue et d’engagement.

Dans son allocution d’ouverture, dame Marthe Coulibaly a d’abord sacrifié à la tradition de l’hospitalité ivoirienne. « Akwaba en terre ivoirienne », a-t-elle lancé à l’endroit des délégations venues des quatre coins du continent et du monde. Pour la responsable de la CIDDH, le choix d’Abidjan ne relève pas du hasard. Véritable carrefour culturel et hub technologique en pleine effervescence, la métropole ivoirienne incarne aujourd’hui les mutations profondes qui touchent l’Afrique de l’Ouest.

Toutefois, cette accélération numérique ne va pas sans défis. Mme Coulibaly a rappelé avec force que les technologies, si elles façonnent nos sociétés modernes, ne doivent jamais devenir des zones de non-droit. « Il est impératif de veiller à ce que les droits humains soient respectés, protégés et promus également dans l’espace digital », a-t-elle insisté.

Une plateforme pour des réponses concertées

Le DRIF 2026 se veut une plateforme essentielle de partage d’expériences. Pour la CIDDH, l’enjeu est de construire des réponses adaptées aux réalités africaines, loin des modèles préconçus. La Coordonnatrice a souligné la nécessité de créer des synergies robustes entre les acteurs étatiques, la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques. Cette co-organisation avec Paradigm initiative témoigne d’une confiance mutuelle et d’une vision commune, celle d’un continent où le numérique est un levier d’émancipation et non d'oppression. Mme Coulibaly a d’ailleurs salué l’engagement constant de Paradigm initiative pour la défense des libertés numériques en Afrique.

Au-delà des discours, la CIDDH formule des vœux concrets pour cette édition. L’objectif affiché est de faire de ce forum un catalyseur de solutions innovantes. Les travaux, prévus sur plusieurs jours, devraient déboucher sur des perspectives d’actions claires pour garantir un internet libre, ouvert et surtout accessible à toutes les couches sociales, sans discrimination.

« Que chaque échange débouche sur des perspectives concrètes d’actions », a plaidé Mme Coulibaly, avant d’exprimer sa gratitude envers les partenaires financiers et techniques qui soutiennent cette initiative.

En clôturant son intervention, la porte-parole de la CIDDH a invité les participants internationaux à découvrir les charmes de la ville d’Abidjan, ses sites touristiques et son dynamisme nocturne, tout en souhaitant que la richesse des débats soit à la hauteur des espoirs placés dans ce forum. La 13e édition du DRIF s’annonce déjà comme un jalon historique pour la gouvernance numérique en Afrique francophone.

Bien avant, le directeur exécutif de Paradigm initiative, ‘Gbenga Sesan, a expliqué que les enjeux de l’inclusion numérique n’était pas figer à la connectivité mais concerne également l’équité, la responsabilité et le droit de façonner l’avenir numérique des pays du Sud.

Quant à Moussa Waly Sene, chargé de programme pour l’Afrique francophone, '' l’avenir numérique appartient à tous '', insistant sur la nécessité d’impliquer l’ensemble des parties prenantes dans les discussions.

A Abidjan, ce 124 sessions sont prévues, dont des ateliers, des tables rondes, des démonstrations techniques et des expositions. Les discussions porteront notamment sur l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la protection des données, la vie privée ainsi que les droits et libertés dans l’espace numérique.

Plusieurs activités majeures sont également annoncées, dont le lancement du rapport 2025 sur les droits numériques en Afrique (Londa), une plateforme d’apprentissage dédiée aux droits numériques et un rapport sur l’intégrité de l’information.




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