Filière coton : Le gouvernement maintient le prix du kilogramme à 310 FCFA
Soulagement et sérénité dans les bassins de production du Grand Nord. Le gouvernement ivoirien a ...
Soulagement et sérénité dans les bassins de production du Grand Nord. Le gouvernement ivoirien a acté le maintien du prix d'achat du coton-graine de premier choix à 310 FCFA le kilogramme pour la campagne 2026-2027. L'annonce a été faite ce mardi 3 novembre 2026 au 23e étage de l'immeuble Caistab, au Plateau, par le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné. Pour le deuxième choix, le tarif demeure également inchangé à 285 FCFA le kilogramme. Dans un contexte international marqué par la volatilité des cours et la hausse des coûts de production, cette décision traduit la volonté ferme de l'État de préserver le pouvoir d'achat des paysans et de consolider la relance de la filière.
Un soutien financier massif de 29,3 milliards de FCFA pour protéger les revenus
Pour garantir cette stabilité tarifaire aux planteurs, l'État ivoirien déploie un effort budgétaire considérable. Sans l'intervention publique, le mécanisme de calcul mécanique de la filière aurait fixé le prix du premier choix à seulement 246 FCFA le kilogramme. L'injection d'une subvention directe de 64 FCFA par kilogramme permet d'atteindre le seuil garanti de 310 FCFA. Il en va de même pour le deuxième choix, dont le prix réel s'établissait à 221 FCFA avant le complément étatique.
Au total, l'engagement financier prévisionnel de l'État pour la campagne 2026-2027 s'élève à 29,3 milliards de FCFA. Cette enveloppe globale se décompose en 22,5 milliards de FCFA consacrés au soutien direct des prix et 6,8 milliards de FCFA affectés à la subvention des intrants agricoles. Ainsi, le sac de 50 kg de NPK reste plafonné à 18 100 FCFA et celui d'urée à 17 050 FCFA, protégeant les exploitations contre le renchérissement des engrais.
Un objectif de 352 300 tonnes pour revitaliser le bassin cotonnier
Au-delà de l'amortisseur social, cette mesure d'accompagnement vise à remobiliser les acteurs du secteur et à enrayer l'érosion du nombre de producteurs observée ces dernières années. Le gouvernement entend restaurer la confiance chez les agriculteurs ayant réduit leurs superficies ou abandonné la culture cotonnière au profit d'autres spéculations.
Pour cette nouvelle campagne 2026-2027, les autorités fixent des cap ambitieux mais réalistes : atteindre une production nationale de 352 300 tonnes de coton-graine. Ce volume devra être réalisé sur une superficie globale de 327 500 hectares, avec un rendement moyen ciblé à 1 076 kilogrammes par hectare. En préservant la rentabilité des exploitations, l'exécutif entend maintenir l'équilibre socio-économique dans les zones de savane où le coton demeure le principal vecteur de développement.