France : La DGFiP frappé par une nouvelle cyberattaque
La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) se retrouve au cœur d’une nouvelle affaire de cybersécurité. Quelques heures après la confirmation par Bercy d’une première intrusion ayant permis l’extraction de données fiscales, une seconde fuite est revendiquée par un cybercriminel. Cette fois, ce sont les données cadastrales de plus de 2 millions de propriétaires qui seraient concernées.
Selon les informations disponibles, le pirate, qui se fait appeler ZeroBytes, affirme avoir pénétré dans le Serveur professionnel de données cadastrales (SPDC) de la DGFiP. Il revendique l’extraction de 252 149 lignes de données, qui correspondraient à plus de 2 millions de personnes, plusieurs propriétaires pouvant être associés à une même parcelle. Les informations potentiellement exposées comprennent notamment les noms et prénoms, dates et lieux de naissance, adresses, références cadastrales, identifiants fonciers ainsi que les droits associés aux biens immobiliers.
Cette nouvelle revendication intervient alors que Bercy vient tout juste de reconnaître une première intrusion dans le système d’information de la DGFiP. Survenue fin juin à la suite d’une usurpation d’identité, celle-ci aurait permis à un acteur malveillant de consulter et d’extraire des données concernant des particuliers et des professionnels. Selon des sources spécialisées, près de 678 000 personnes pourraient être concernées, mais ce chiffre n’a pas été officiellement confirmé par l’administration.
Pour l’heure, Bercy n’a pas confirmé cette deuxième fuite portant sur les données cadastrales. L’administration poursuit ses investigations afin de déterminer la réalité de l’intrusion et l’étendue des informations qui auraient pu être compromises. Elle doit également informer individuellement les usagers concernés et a prévu de notifier l’incident à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), tout en travaillant avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi).
Si elle était confirmée, cette nouvelle compromission constituerait un épisode particulièrement sensible pour l’administration française. Les données cadastrales permettent en effet de relier une identité à des biens immobiliers et à des informations foncières, ce qui pourrait faciliter des opérations d’hameçonnage, d’usurpation d’identité ou d’escroquerie ciblée.
L’affaire intervient surtout dans un contexte de multiplication des cyberattaques contre les organismes publics français. En 2026, plusieurs administrations ont déjà été touchées par des fuites ou des revendications de vol de données. Cette succession d’incidents remet une nouvelle fois la protection des bases administratives sensibles au centre des préoccupations.