19 Mar 2026
ACTUALITÉ
Pour le Burkina Faso, l’essor de WAF illustre à la fois le dynamisme du secteur aurifèreDR

Mines : West African Resources, un acteur clé de l’or burkinabè

L’année 2025 marque un tournant majeur pour West African Resources (WAF), dont les performances financières et opérationnelles témoignent de la solidité de son modèle.

Porté par des cours de l’or favorables et la montée en puissance de ses actifs, le groupe a enregistré un bénéfice net de 567 millions de dollars australiens, soit environ 229 milliards FCFA, pour un chiffre d’affaires de 1,54 milliard AUD (622,3 milliards FCFA). Cette rentabilité impressionnante traduit une capacité à maîtriser ses coûts tout en maximisant la productivité de ses mines.

La mine de Sanbrado, déjà en exploitation, a produit plus de 205 000 onces d’or en 2025, confirmant son rôle de pilier dans la stratégie du groupe. À ses côtés, le projet de Kiaka est entré progressivement en production, renforçant les capacités de WAF et ouvrant une nouvelle phase de croissance. Avec des réserves estimées à 4,4 millions d’onces, soit 124 tonnes d’or, Kiaka s’impose comme l’actif le plus prometteur du portefeuille. Sa durée d’exploitation prévue sur vingt ans illustre l’importance stratégique de ce site, tant pour l’entreprise que pour l’État burkinabè, qui a exprimé sa volonté d’accroître sa participation de 15 % à 40 %.

Au-delà de ces deux mines phares, WAF dispose également d’un potentiel supplémentaire avec le gisement de Toega. Ses réserves exploitables, estimées à près de 16 tonnes, pourraient générer environ 81 000 onces sur sept ans. Ce projet satellite vient consolider le profil de croissance du groupe et diversifier ses sources de production.

La trajectoire de WAF semble s’inscrire dans un contexte où l’or demeure une valeur refuge sur les marchés internationaux. La société bénéficie de plus de 500 millions de dollars de liquidités, lui offrant une marge de manœuvre considérable pour financer ses investissements sans dépendance excessive aux marchés financiers. Cette robustesse financière lui permet d’aborder sereinement ses projets d’expansion et ses efforts d’exploration, essentiels pour prolonger la durée de vie de ses opérations.

Pour le Burkina Faso, l’essor de WAF illustre à la fois le dynamisme du secteur aurifère et les enjeux de souveraineté économique. La volonté des autorités d’augmenter leur participation dans Kiaka traduit une stratégie visant à mieux valoriser les ressources nationales et à renforcer les retombées locales. Dans un pays où l’or constitue une ressource vitale, cette montée en puissance des acteurs nationaux et internationaux dessine les contours d’une nouvelle ère, où la rentabilité des mines doit s’accompagner d’une gouvernance inclusive et durable.

En définitive, West African Resources apparaît comme un acteur incontournable du paysage minier burkinabè. Ses résultats financiers, ses projets en cours et ses perspectives d’expansion témoignent d’une ambition affirmée. Mais au-delà des chiffres, c’est la capacité à conjuguer performance économique et partenariat stratégique avec l’État qui déterminera la portée réelle de son influence dans les années à venir. 

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