Orange Cyber Connect : La cybersécurité monte au sommet des états-majors
La cybersécurité n’est plus une affaire de techniciens confinée aux directions informatiques. En Côte d’Ivoire, la multiplication des
La cybersécurité n’est plus une affaire de techniciens confinée aux directions informatiques. En Côte d’Ivoire, la multiplication des attaques et la sophistication des méthodes utilisées par les cybercriminels poussent désormais les dirigeants d’entreprise à prendre directement le sujet en main. ³C’est tout l’enjeu de la première édition d’Orange Cyber Connect, prévue le 5 novembre à Abidjan autour du thème « Penser comme un hacker à l’ère de l’IA ». Le virage est stratégique. A mesure que les entreprises accélèrent leur transformation numérique, leur exposition aux cyberattaques augmente. Téléphonie mobile, Mobile Money, commerce en ligne, services publics, santé ou encore finance : la digitalisation élargit considérablement la surface d’attaque des organisations. En Côte d’Ivoire, le numérique représentait déjà entre 5 et 7 % de la richesse nationale en 2025, tandis que plus de 25 millions de comptes Mobile Money étaient enregistrés. Mais derrière cette accélération se cache une facture de plus en plus lourde. Selon les données présentées par Orange, le coût mondial de la cybercriminalité est estimé à 9 500 milliards de dollars sur 2025-2026. En Afrique, les pertes économiques directes et indirectes auraient atteint 5 milliards de dollars en 2025. En Côte d’Ivoire, le préjudice cumulé lié à la cybercriminalité s’élèverait à 66 milliards de francs CFA entre 2009 et 2022.
Le changement de paradigme est là : une cyberattaque ne menace plus seulement le système informatique d’une entreprise. Elle peut interrompre ses activités, faire fuir ses clients, dégrader son image et engager la responsabilité de ses dirigeants. C’est précisément sur ce terrain qu’Orange Cyber Connect entend déplacer le débat. L’événement ciblera directement les comités de direction, traditionnellement moins impliqués dans les discussions techniques que les DSI ou les responsables de la sécurité informatique. L’objectif est de les sensibiliser à une question devenue centrale : combien coûte réellement une politique de cybersécurité et, surtout, combien coûterait son absence ? Le sujet est d’autant plus sensible que l’intelligence artificielle change la donne. Les cybercriminels disposent désormais d’outils capables d’accélérer l’identification des failles, d’automatiser certaines attaques et de rendre les opérations de fraude plus difficiles à détecter. Orange Cyberdefense observe d’ailleurs une industrialisation du cybercrime, portée par le développement du modèle « Crime-as-a-Service ».
Face à cette nouvelle donne, Orange Côte d’Ivoire mise sur sa filiale Orange Cloud & Cyber Solutions (OCCS) pour proposer une approche combinant cybersécurité, cloud et connectivité. L’enjeu ne consiste plus seulement à installer des outils de protection, mais à intégrer le risque cyber dans les décisions stratégiques de l’entreprise. La logique rejoint une tendance plus large : dans les grandes organisations, la cybersécurité devient progressivement un sujet de gouvernance. Le conseil d’administration et les comités spécialisés sont appelés à intégrer les risques technologiques au même titre que les risques financiers, juridiques ou opérationnels. Chez Orange Côte d’Ivoire, la gouvernance s’appuie notamment sur un comité d’audit et un comité éthique, compliance et RSE. A Abidjan, Orange Cyber Connect veut donc faire passer un message simple aux dirigeants : face à des attaques plus rapides, plus organisées et désormais dopées à l’IA, la cybersécurité ne peut plus être reléguée au service informatique. Elle devient une question de survie, de compétitivité et de gouvernance.