Qualité, confiance, compétitivité : La Côte d’Ivoire passe ses entreprises au crible
C’est parti ! La Côte d’Ivoire se dote d’un nouveau dispositif destiné à renforcer la qualité, la compétitivité et la crédibilité de ses entreprises. Elle a lancé, le mercredi 5 aout 2026 à Abidjan-Plateau, le Programme national de labellisation et d’accompagnement des entreprises.
Ce, avec l’ambition d’aider les acteurs économiques à franchir un nouveau cap. Porté par le Label des consommateurs africains (Lca), le programme entend instaurer une démarche structurée d’amélioration des entreprises à travers un accompagnement personnalisé. L’objectif principal est de renforcer les standards de qualité, améliorer la gouvernance et surtout restaurer la confiance entre les entreprises et leurs clients. A en croire ledit Label, chaque entreprise accompagnée bénéficiera concrètement d’un diagnostic de sa situation, avant l’élaboration d’une feuille de route adaptée à ses besoins. L’accompagnement doit ainsi permettre aux bénéficiaires d’identifier leurs faiblesses, de corriger leurs pratiques et d’améliorer progressivement leurs performances.
Le dispositif repose notamment sur la méthode ‘’Prestige’’, articulée autour de plusieurs piliers consacrés à la qualité des services, à l’image de confiance, à la fidélisation de la clientèle, aux offres proposées et au respect des engagements. L’approche cherche ainsi à créer un cercle vertueux entre qualité, satisfaction du consommateur et performance économique. Une première phase du programme cible notamment 150 entreprises ivoiriennes évoluant dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration. Le lancement officiel s’est tenu en présence de représentants du ministère du Tourisme et des Loisirs, de partenaires techniques et financiers ainsi que des entreprises bénéficiaires.
Pour les autorités, l’enjeu dépasse la simple obtention d’un label. Il s’agit d’un levier pour renforcer l’attractivité de la destination ivoirienne. « Le secteur du tourisme et de l’hôtellerie est le premier contact d’une personne ou d’un touriste dans une ville, dans une contrée », a souligné Fady Diarrassouba, représentant du ministère du Tourisme et des Loisirs. Il a appelé les professionnels à s’approprier cette démarche, présentée comme « un outil de progrès et de compétitivité ».