22 Aug 2026
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En supprimant cet organisme dédié pour réintégrer la gestion des pensions dans le circuit financier ordinaire de l'État, le gouvernement affirme sa volonté de moderniser la gouvernance publique.DR

Secteur public : Le gouvernement nigérien dissout la Caisse Autonome de Retraite Parlementaire

Niamey. Le gouvernement de la République du Niger engage une réorganisation majeure des mécanismes de gestion des pensions institutionnelles. À l'issue du conseil des ministres présidé le vendredi 21 août 2026, l'exécutif a adopté un projet de décret actant la dissolution définitive de la Caisse Autonome de Retraite Parlementaire. Cette mesure technique s'inscrit dans un plan plus vaste de rationalisation des structures étatiques et de maîtrise des flux financiers publics.

Aux termes du texte adopté en conseil des ministres, l'ensemble des prérogatives de l'ancienne caisse autonome est désormais centralisé au niveau de l'administration financière de l'État. Le projet de décret organise le transfert intégral de la gestion administrative et financière des pensions de retraite des anciens parlementaires au ministère en charge des Finances.


Cette réaffectation institutionnelle répond à des impératifs stricts de rationalisation budgétaire. En confiant cette mission directement aux services centraux du ministère, le gouvernement entend supprimer les coûts de fonctionnement superflus liés à la gestion d'une structure autonome administrativement lourde, tout en optimisant le traitement des dossiers de liquidation des pensions.


Une exigence d'efficacité et de transparence budgétaire


Pour justifier cette décision, les autorités nigériennes mettent en avant la recherche d'une meilleure efficacité opérationnelle et d'une traçabilité accrue des deniers publics. La centralisation des paiements au niveau du Trésor public vise à garantir un contrôle plus rigoureux des effectifs de bénéficiaires, à prévenir les risques d'irrégularités et à assurer une allocation conforme des ressources budgétaires.


En supprimant cet organisme dédié pour réintégrer la gestion des pensions dans le circuit financier ordinaire de l'État, le gouvernement affirme sa volonté de moderniser la gouvernance publique. Cette mesure témoigne de la détermination du pouvoir central à instaurer une discipline budgétaire renforcée et une gestion plus orthodoxe des finances publiques.



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